« Développer sa niche artistique grâce à Google Alerts | Accueil | Art 2.0 - blog review (5 au 20 juillet 2010) »

19/07/2010

Commentaires

Je pense aussi que les galeristes français (pour la plupart) sont réfractaires aux séries limitées. La tradition veut qu'on expose la version originale et unique seulement. Tous les dérivés sont pour eux de la "gadgetisation" peu rentable ! Je pense qu'ils souhaitent conserver une clientèle élitiste !

C'est bien le sentiment que j'ai. Heureusement que certains savent que ça leur est profitable et vendent, à côté d'originaux, des reproductions (ex: Daniel Lallemand à Honfleur : http://www.lallemand-honfleur.com). Je vais prochainement faire un billet sur les artistes US qui donnent leurs conseils pour faire de l'argent grâce à internet. Ils indiquent tous qu'ils vendent des repros de leurs oeuvres pour gagner des sous. Ils sont pragmatiques, certainement.

Et certains artistes français ont à l'esprit cette notion de "pureté" de l'oeuvre originale qui serait souillée par l'existence de reproductions en vente sur le marché. Non ?

J'ai déjà réalisé des digigraphies ou séries limitées de mes oeuvres, mais vu le peu de succès que cela avait auprès des galeries, j'ai très vite laissé tombé. Alors qu'à New York, toutes les galeries pratiquent la série limitée + l'oeuvre originale.
Bref, faudrait dépoussiérer tout ça !!! C'est mon avis perso.

Le problème doit venir des galeries alors car le monsieur que je mentionnais, M. Lallemand, est peintre mais est également propriétaire de 2 magasins dans lesquels il vend régulièrement des reproductions de ses oeuvres (que je fabrique pour lui).

N'est-il pas possible de vendre des reproductions de vos oeuvres sur votre site directement, en série limitée avec numérotation et signature Amylee ? Ou via un site comme ALittleMarket ou Etsy ?

Je conseille la lecture de cet article "For Some Artists, Marketing Limited Edition Giclees Makes Dollars and Sense", paru le 20 juin 2010 sur ArtPrintIssues.com : http://www.artprintissues.com/2010/06/for-some-artists-marketing-limited-edition-giclees-makes-dollars-and-sense.html

Ca serait aux artistes d'essayer de convaincre les galeristes qu'ils peuvent gagner des sous avec les reproductions.

Je suis justement en train de m'intéresser à la question pour faire imprimer des repros sur toile de mes tableaux (ce qui m'a fait atterrir ici par moteur de recherche ^^) Le souci que je rencontre de mon côté est le statut légal qu'il faut avoir : en tant qu'artiste inscrit à la Maison des Artistes (organisme très difficile à joindre pour avoir des infos), on a visiblement pas le droit de le faire. Je cite :
"Quels sont les travaux ou prestations qui ne sont pas concernés d’une manière générale par le régime de sécurité sociale géré par la Maison des Artistes ?

- les productions de série, les réalisations exécutées à l’unité mais ne différant les unes des autres que par des détails(...)"

Bref, avec mon numéro de siret et mon statut d'artiste, je suis limité, et c'est peut-être ce qui freine les artistes français en général ?
Je retourne chercher le statut qui me permettra de vendre ce genre de repros sans me ruiner et en restant dans la légalité ;-)

Cordialement,

Yann

Merci pour votre commentaire. C'est certainement une des raisons qui explique ces freins à la vente de reproductions. Le statut de l'artiste ne considère pas la vente de reproductions comme la vente d'une oeuvre d'art et donc les revenus générés par la vente de reproductions n'entre pas dans la catégorie de revenus donnant des avantages liés à ce statut. Ou quelque chose comme ça. Je ne suis pas spécialiste !

Toutefois, j'imagine qu'un artiste, pour vivre et générer des revenus, n'est pas limité à la vente d'oeuvres originales. Donc il a quand même intérêt à générer de nouveaux revenus. Ca m'étonnerait que vous n'ayez pas le droit de vendre des reproductions.

Si vous avez des précisions, elles sont bienvenues.

Je pensais qu'on pouvait vendre 8 reproductions numérotées et signées, mais difficile d'en être sûr vu cette phrase sur le site de la MDA.
Je suis en train d'étudier le statut d'auto-entrepreneur, qui serait peut-être la solution.
Dès que j'aurai la réponse, je reviendrai vous en faire part.

Cordialement,

Yann

C'est sûr que le statut d'auto-entrepreneur vous permettra de vendre des reproductions de tableaux, autant que vous voulez (dans la limite du chiffre d'affaires auquel on a droit avec ce statut). Je ne sais pas si ce statut est plus avantageux que celui d'artiste.

Merci de nous tenir au courant de vos recherches.

Bonjour,

Je reviens vous tenir au courant de mes recherches sur le sujet.
Tout d'abord, il n'y a pas de comparaison entre choix du statut d'auto-entrepreneur OU d'artiste selon les avantages : les activités de création dépendent du statut d'artiste-auteur, et ne peuvent être sous celui d'AE (j'ai lu qu'être artiste-auteur était plus avantageux, cependant)
En revanche, la reproduction en série d'imprimés ou produits dérivés ne peut dépendre du statut d'artiste-auteur.
La Maison des Artistes m'a donc conseillé de contacter soit l'URSSAF, soi la CIPAV, soit le régime social des indépendants pour obtenir des renseignements.
C'est l'URSSAF que j'ai finalement contacté.
En résumé, je peux en effet m'inscrire en auto-entrepreneur pour vendre des repros de mes tableaux : activité commerçante "vente de tableaux", BIC et 12%.
Pour le fait que j'ai déjà un numéro de siret, ils me disent de ne pas en tenir compte et d'indiquer "en observation" pour signifier que j'exerce déjà une activité indépendante.
Je vais donc m'inscrire en espérant ne pas m'emmêler dans toutes ces données ;-)

Merci pour ce sujet qui intéressera sûrement d'autres artistes ;-)
Cordialement,

Yann

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.