Comme nous l'avions vu précédemment, la gravure en creux est une technique qui consiste à graver, en général sur du cuivre, l'image qu'on souhaite reproduire. Parmi ces techniques de gravure, il existe des processus chimiques, appelés généralement "eau-forte" (appellation de l'acide nitrique étendu d'eau, dit aqua-fortis par les anciens chimistes).
La technique de l'eau-forte est apparue au XVème siècle, avec des caractéristiques très particulières permettant d'élargir les moyens d'expression des artistes.
Le principe est le suivant : la plaque de cuivre est recouverte d'une fine couche de vernis dur, protecteur et imperméable. L'artiste dessine sur ce vernis avec une pointe, mettant le cuivre à nu. Puis il plonge la plaque dans l’acide. Les endroits découverts par la pointe seront alors mordus, plus ou moins profondément selon le temps d’immersion. Enfin, le vernis est enlevé et la plaque peut être encrée.
Puisque c’est l’acide qui creuse le métal, il n’y a pas de contrainte due à la résistance de la matière. Plus les traits seront profonds, plus ils seront noirs à l'impression. Les possibilités graphiques sont grandes et permettent de jouer sur l’épaisseur et la profondeur des tailles et de varier ainsi la ligne avec une grande précision.
Au XVIIème siècle, l'emploi d'un vernis plus mou et le procédé de morsure dit de "bains multiples" permet à l'eau forte de réaliser encore de meilleures possibilités graphiques, si bien que tous les peintres, à partir de cette époque, ont utilisés cette technique. Gravure de peintre par excellence, l’eau-forte a contribué à donner à l’estampe ses lettres de noblesse.
Ci-contre, une eau-forte de Jacques Callot
Procédé de l'eau forte : cliquez-ici
Sources : estampes.ch, wikipedia


Rédigé par : |